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Rencontres
Eric Hazan à Saint-Denis
2013-05-23 22:11:00
Jeudi 23 mai 19h, rencontre avec Eric Hazan autour d'Une histoire de la révolution française à la librairie Folie d'Encre (14, place du Caquet
93200 St-Denis)
Cédric Durand à Toulouse
2013-05-23 22:51:00
L’Université Populaire de Toulouse invite Cédric Durand le jeudi 23 mai à 20H30 Salle Duranti-Osète, pour une conférence-débat autour de l’ouvrage collectif En finir avec l’Europe.
Jean Stern à Lyon
2013-05-25 18:34:00
Samedi 25 mai à 15h, Jean Stern interviendra à la Librairie TERRE DES LIVRES
(86, rue de Marseille 69007 Lyon) en collaboration avec Acrimed et l'UJFP.
6e édition du Petit salon du livre politique
2013-05-26 23:58:00
La 6ème édition du « Petit salon du livre politique » aura lieu les samedis 25 et dimanche 26 mai, de 14h à 22h au Lieu-Dit

Avec les éditeurs : Aden, Agone, Amsterdam,Éditions Pontcerq, Entremonde, Ère, La dispute, La fabrique, La ville brûle, L’échappée, Le Passager clandestin, Les Prairies ordinaires, Le Temps des cerises, Libertalia, Lux, Raisons d’agir, Rue des Cascades, Syllepse et Zones

2 rencontres-croisées prévues :

Samedi 25 mai à 16h avec Alain Badiou et Ivan Segré

Dimanche 26 mai à 16h avec Frédéric Lordon et Cédric Durand

Ce salon réunit une vingtaine éditeurs qui tous, quelle que soit leur taille, consacrent une partie importante de leur catalogue à « la politique », c’est-à-dire à la critique de l’ordre existant et aux moyens d’en sortir.

Histoire, sociologie, philosophie, ethnographie, la plupart des disciplines qu’on regroupe sous le nom bizarre de « sciences humaines » y sont représentées. Peu d’ouvrages académiques, davantage de livres subversifs (pour éviter de les appeler « militants » ou « engagés ».)

Il y aura au Lieu-Dit comme chaque année, des débats, des rencontres, et surtout une atmosphère amicale qui fait de ce salon un événement qui ne ressemble à rien de ce que ce mot recouvre, en général.

Entrée libre

6 rue Sorbier 75020 Paris
Tél 01 40 33 26 29/ www.lelieudit.com
Grégoire Chamayou au Lieu-dit
2013-06-05 22:36:00
Grégoire Chamayou présentera Théorie du drone le mercredi 5 juin à 19h au Lieu-Dit (6 rue Sorbier 75020 Paris)
Zahra Ali
2013-06-08 14:00:00
Samedi 8 juin à midi, brunch littéraire à l'Institut des Cultures d'Islam, en partenariat avec la revue Hommes et Migrations : "Féministes et musulmanes ? Participation politique des femmes de culture musulmane en France et en Grande ‐Bretagne" avec notamment Zahra Ali, auteure de Féminismes islamiques (Institut des Cultures d'Islam, 19 rue Léon - 75018 Paris, Métro Château Rouge ou Barbès Rochechouart)
Club des femmes patriotes dans une église, Chérieux, 1793.
La chronique
Aider le livre

La question revient périodiquement : comment aider le Livre, le protéger des différents dangers qui le menacent, économiques, technologiques et autres. Posée en ces termes, il n’y a pas de réponse possible : le Livre avec un grand L est une sorte de fiction, car le fossé s’élargit au fil des ans entre deux sortes de livres, ceux qui sont produits par l’édition industrielle et ceux qui sortent de l’édition artisanale.
On dira que la différence n’est pas aussi tranchée, que des grands groupes peuvent sortir des livres de même qualité que ceux des petits éditeurs indépendants, qu’au sein de grandes maisons certaines filiales maintiennent un excellent niveau éditorial. C’est vrai, mais marginal. Dans l’ensemble, l’édition industrielle est une branche de l’industrie de l’entertainment, ses dirigeants sont plus financiers qu’éditeurs, leur salaire est celui de banquiers et leur souci premier est la rentabilité – la norme dans l’industrie.
Ceux qui fréquentent les bonnes librairies savent que l’essentiel de la littérature expérimentale, de la poésie, de la recherche historique, de la philosophie (la vraie, pas celle d’Onfray ou de Luc Ferry), de la recherche en sociologie, des traductions d’essais, bref l’essentiel de ce qui fait une culture vivante est produit par la petite édition indépendante.
L’édition industrielle n’a pas besoin d’aide : tout va bien pour elle, elle a ses bestsellers, sa place assurée dans les médias y compris les chaînes de télévision, ses propres circuits de diffusion-distribution (secteur le plus rentable de la filière du Livre). Elle possède souvent des librairies, elle a les moyens d’acheter des espaces publicitaires. Elle domine les organismes professionnels comme le Syndicat de l’édition. Même si ses taux de rentabilité n’atteignent pas les niveaux de la promotion immobilière, elle se rattrape par le biais des acquisitions/reventes (d’après Les Échos, le baron Seillière a réalisé un bénéfice de 300% en revendant à Planeta le groupe Editis).
L’aide publique devrait donc se concentrer sur l’édition (vraiment) indépendante. Les régions – l’Île-de-France en particulier – travaillent déjà en ce sens, mais la source de financement la plus importante, le ministère de la Culture par l’entremise du Centre national du livre (CNL), ne fait rien pour favoriser les petits indépendants. Outre qu’ils n’ont pas leur mot à dire sur le fonctionnement opaque du CNL, ils sont pénalisés par le mode d’attribution des aides, qui se fait projet par projet, titre par titre – si bien que les maisons riches, qui proposent davantage de titres, sont mécaniquement favorisées. Un ministère « de gauche » pourrait inciter le CNL à sortir de sa routine et à s’inspirer du système d’aide au livre qui a cours au Canada. Là, ce ne sont pas les projets qui sont aidés, mais les éditeurs : ils présentent chaque année leur programme à venir et sont subventionnés en fonction de son intérêt – et de la réputation de la maison fondée sur sa production passée. Surtout, cette aide est plafonnée, et le plafond est fixé par propriétaire – appliqué en France, ce système reviendrait à plafonner l’aide accordée à Arnaud Lagardère et non à chacune des filiales de Hachette Livre, Fayard, Grasset, Calmann-Lévy, etc.
On peut toujours rêver.
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