Auteurs
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Rencontres
Mathieu Bellahsen
2014-04-25 21:56:00
Mathieu Bellahsen présentera La santé mentale le vendredi 25 avril à 20h à la libraire L'Atelier (2bis rue du Jourdain, 75020 Paris)
Mathieu Rigouste à Orléans
2014-04-26 20:33:00
Librairie Nouvelle d’Orléans (2 place de la République, 45000 Orléans) vous invite à une rencontre-débat avec Mathieu Rigouste, auteur de La domination policère, le 26 avril à 15h.
Ivan Segré à la librairie Michèle Ignazi
2014-04-30 22:35:00
À l'occasion de la parution de Le manteau de Spinoza, la librairie Michèle Ignazi
vous invite à une rencontre avec Ivan Segré le mercredi 30 avril 2014 à 19h (17, rue de Jouy, 75004 Paris)
Rencontre avec Ivan Segré au Lieu-dit
2014-05-14 21:37:00
Rencontre avec Ivan Segré autour de Le manteau de Spinoza le mercredi 14 mai à 19h au Lieu-dit, 6 rue Sorbier (M°Ménilmontant)
Mathieu Bellahsen au Livre écalarte
2014-05-14 21:51:00
Mathieu Bellahsen présentera La santé mentale le 14 mai à 19h à la librairie Le Livre écarlate, 31 Rue du Moulin Vert, 75014 Paris.
Ivan Segré au Lieu-dit
2014-05-14 22:53:00
Ivan Segré présentera Le manteau de Spinoza le mercredi 14 mai à 19h au Lieu-dit, 6 rue sorbier, M°Ménilmontant.
Mathieu Bellahsen à Toulouse
2014-05-23 22:03:00
Mathieu Bellahsen présentera La santé mentale le 23 mai à 19h à la librairie Terra Nova, 18 rue Gambetta, 31000 Toulouse.

"Roms & riverains" présenté au Lieu-dit
2014-06-17 22:28:00
Retrouvez les auteur•e•s de Roms & riverainsEric Fassin, Carine Fouteau, Serge Guichard et Aurélie Windels – pour une rencontre-débat au Lieu-dit (6 rue Sorbier, 75020 Paris) le mardi 17 juin à 19h.
La fabrique a 15 ans
La chronique
Aider le livre

La question revient périodiquement : comment aider le Livre, le protéger des différents dangers qui le menacent, économiques, technologiques et autres. Posée en ces termes, il n’y a pas de réponse possible : le Livre avec un grand L est une sorte de fiction, car le fossé s’élargit au fil des ans entre deux sortes de livres, ceux qui sont produits par l’édition industrielle et ceux qui sortent de l’édition artisanale.
On dira que la différence n’est pas aussi tranchée, que des grands groupes peuvent sortir des livres de même qualité que ceux des petits éditeurs indépendants, qu’au sein de grandes maisons certaines filiales maintiennent un excellent niveau éditorial. C’est vrai, mais marginal. Dans l’ensemble, l’édition industrielle est une branche de l’industrie de l’entertainment, ses dirigeants sont plus financiers qu’éditeurs, leur salaire est celui de banquiers et leur souci premier est la rentabilité – la norme dans l’industrie.
Ceux qui fréquentent les bonnes librairies savent que l’essentiel de la littérature expérimentale, de la poésie, de la recherche historique, de la philosophie (la vraie, pas celle d’Onfray ou de Luc Ferry), de la recherche en sociologie, des traductions d’essais, bref l’essentiel de ce qui fait une culture vivante est produit par la petite édition indépendante.
L’édition industrielle n’a pas besoin d’aide : tout va bien pour elle, elle a ses bestsellers, sa place assurée dans les médias y compris les chaînes de télévision, ses propres circuits de diffusion-distribution (secteur le plus rentable de la filière du Livre). Elle possède souvent des librairies, elle a les moyens d’acheter des espaces publicitaires. Elle domine les organismes professionnels comme le Syndicat de l’édition. Même si ses taux de rentabilité n’atteignent pas les niveaux de la promotion immobilière, elle se rattrape par le biais des acquisitions/reventes (d’après Les Échos, le baron Seillière a réalisé un bénéfice de 300% en revendant à Planeta le groupe Editis).
L’aide publique devrait donc se concentrer sur l’édition (vraiment) indépendante. Les régions – l’Île-de-France en particulier – travaillent déjà en ce sens, mais la source de financement la plus importante, le ministère de la Culture par l’entremise du Centre national du livre (CNL), ne fait rien pour favoriser les petits indépendants. Outre qu’ils n’ont pas leur mot à dire sur le fonctionnement opaque du CNL, ils sont pénalisés par le mode d’attribution des aides, qui se fait projet par projet, titre par titre – si bien que les maisons riches, qui proposent davantage de titres, sont mécaniquement favorisées. Un ministère « de gauche » pourrait inciter le CNL à sortir de sa routine et à s’inspirer du système d’aide au livre qui a cours au Canada. Là, ce ne sont pas les projets qui sont aidés, mais les éditeurs : ils présentent chaque année leur programme à venir et sont subventionnés en fonction de son intérêt – et de la réputation de la maison fondée sur sa production passée. Surtout, cette aide est plafonnée, et le plafond est fixé par propriétaire – appliqué en France, ce système reviendrait à plafonner l’aide accordée à Arnaud Lagardère et non à chacune des filiales de Hachette Livre, Fayard, Grasset, Calmann-Lévy, etc.
On peut toujours rêver.
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